Niché au fond d'une cour calme du XVIè à Paris, l'atelier des Pianos Balleron redonne voix aux pianos anciens des plus grandes manufactures comme Pleyel, Erard, Gaveau, Steinway, Bechstein, Blüthner.

Depuis quarante-quatre ans, Sylvie Fouanon y perpétue ce savoir-faire, avec un seul mot d'ordre : ne jamais trahir l'instrument.

Dans cet atelier de haut artisanat, pas d'esbroufe ni de superlatifs, les pianos s'écoutent, le bel ouvrage parle, les références rassurent.

Atelier Balleron

ATELIER D'EXCELLENCE

Un piano porte toujours une part de son propriétaire : un souvenir, une émotion, parfois toute une vie, c'est là toute sa magie, être autant un bien matériel qu'immatériel, porteur d'une charge sensible qui n'appartient qu'à lui. Bien plus qu'un objet, il développe avec son utilisateur une relation par nature personnelle, née de la rencontre entre une sensibilité et un son, ou du souvenir d'une sonorité.

Restaurer un tel instrument, ce n'est pas le réparer, c'est le comprendre, retrouver cette sonorité adorée sans jamais la dénaturer, révéler l'âme qui s'y loge. C'est effectuer une renaissance sur-mesure – pour que l'instrument redevienne véritablement le sien et fasse vibrer, à nouveau, sa propre corde sensible ; ou pour qu'il fasse naître, chez un nouveau pianiste, le coup de foudre d'une première rencontre.

C'est ce qui permet de parler, pour ce métier, de haut artisanat, au même titre que la haute couture : chaque piano restauré est une pièce unique. C'est dans cet esprit que l'Atelier Balleron privilégie l'utilisation de matières naturelles, colles animales, vernis organiques et perpétue les techniques ancestrales de l'artisanat, en refusant les produits chimiques de synthèse, jusqu'au vernis, posé au tampon selon la méthode traditionnelle.

Un savoir-faire reconnu au plus haut niveau

Sous la direction de Sylvie Fouanon – maître d'art distinguée par le ministère de la Culture en 2019, chevalier de la Légion d'Honneur, experte judiciaire près la cour d'appel de Paris : l'atelier est le seul en France à réunir ces trois reconnaissances de l'État, aux côtés du label Entreprise du Patrimoine Vivant obtenu dès 2008 et renouvelé en 2024.

Ici, les grands pianos anciens retrouvent leur splendeur d'origine : chevalet taillé à la main, sommier de chevilles refait pièce par pièce, vernis au tampon de gomme laque posé couche après couche, harmonisation qui révèle, en dernier geste, le timbre exact de l'instrument. 

Atelier labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant

LABEL EPV - LABEL D'ÉTAT

L'atelier Balleron a obtenu le label EPV – Entreprise du Patrimoine Vivant - en 2009, label délivré par le ministère de l'Économie et des Finances qui distingue les entreprises françaises détenant, entre autres, des savoir-faire industriels et artisanaux d'excellence.

Il distingue la Maison Balleron et reconnait ses savoir-faire artisanaux, son histoire, son engagement à faire perdurer le patrimoine que sont les pianos anciens et à assurer la sauvegarde d'un métier d'art aux multiples facettes.

C'est cette preuve des capacités de durabilité et du niveau d'exigence élevé dans l'exécution de ses restaurations qui a contribué à asseoir la notoriété de l'atelier. Le label EPV est contrôlé, vérifié et renouvelé par l'État tous les cinq ans pour assurer sa pérennité.

En 2024, l'Atelier Balleron s'est vu renouveler son label par M. le Préfet de Paris, en reconnaissance de la qualité de son travail toujours dans l'excellence.

L'atelier Balleron, entreprise de plus de 100 ans à Paris, est le seul atelier français qui allie les trois reconnaissances de l'État : le label EPV du ministère de l'Économie, le titre de maître d'art du ministère de la Culture et la décoration de la Légion d'honneur attribuée à Sylvie Fouanon par le président de la République, monsieur Emmanuel Macron.

Sylvie Fouanon, Maître d'Art

RESTAURATRICE DE PIANOS ANCIENS

À quinze ans, Sylvie Fouanon pousse pour la première fois la porte de l'atelier Balleron. Elle n'en repartira plus. Quarante-quatre ans plus tard, cette main qui a appris le grain du bois et la mémoire d'un son est devenue l'une des plus reconnues de France. Engagée dans la préservation des savoir-faire, elle porte un franc-parler qui ne mâche pas ses mots dès qu'il s'agit d'éthique artisanale. Sa conviction, elle la formule sans détour : « Détruire la matière d'origine pour la remplacer par du plastique, ce n'est pas une éthique ! »

Suivre la matière plutôt que la contraindre, respecter l'intention du facteur plutôt que la modifier : c'est le principe qui guide chacune de ses restaurations. Chaque restauration est ainsi un dialogue mené avec la patience qu'exige la matière - et avec une seule boussole, celle que Sylvie Fouanon a fait sienne dès ses débuts : le mot de Dinu Lipatti, « Ne vous servez pas de la musique, servez-la ».

Cette exigence, elle ne la garde pas pour elle. Fidèle à l'idée que la valeur de l'élève transcende celle du maître, elle transmet sa culture du travail d'atelier à ceux qui embrassent, comme elle, le beau travail pensé pour le long terme.

Sylvie Fouanon, une main, un métier, une fidélité 

Cette fidélité, les musiciens la reconnaissent d'une oreille : le grain, la couleur, la présence du son de l'époque où l'instrument fut conçu. Des clients qui n'ont jamais mis les pieds à Paris confient leurs pianos les plus précieux à l'atelier - en Angleterre, au Japon - sur la seule foi d'un nom.

Sylvie Fouanon, expert de justice

Sylvie Fouanon est inscrite au tableau des experts assermentés près la Cour d'Appel de Paris depuis 2011.

Elle apporte aussi, hors restauration, un regard impartial et objectif en cas de litige juridique, de doute lors d'un achat, de malfaçon dans une restauration ou de conflit avec un assureur.

Forte de ses convictions, elle engage sa parole sur trente ans en ayant fait siennes les règles de l'expertise judiciaire : 

« La probité est la qualité de ce qui est probe, c'est-à-dire droit, honnête, incorruptible, intègre, exigeant envers soi-même. La probité est une qualité morale de droiture, de bonne foi et d'honnêteté qui se manifeste par l'observation rigoureuse des règles morales et des principes de la justice ».

Sylvie Fouanon est membre de la Compagnie des Experts en Ameublement, objets d'art et de collection auprès la Cour d'Appel de Paris.

Transmission

TRANSMETTRE LES SAVOIR-FAIRE

Forte de l'expérience de ses 44 années d'exercice de son métier, Sylvie possède une véritable culture du travail d'atelier qu'elle partage avec ceux qui embrassent véritablement sa vision du métier, son sens de l'engagement au service de l'idéal commun : le beau travail, pour le long terme.

L'éthique commune ainsi créée permet de répondre aux demandes des musiciens et mélomanes qui recherchent cette authenticité, tant dans les actes techniques que dans le résultat sonore et la philosophie pour l'obtenir. Acquérir des savoir-faire par la compréhension des gestes des travaux complexes reste le principal atout des partenaires qui travaillent avec elle depuis des décennies.

Une de ses qualités est de laisser libre cours aux sensibilités des partenaires qu'elle a choisis de longue date pour leur capacité à s'unir autour du projet commun de transmission du patrimoine musical : émouvoir un musicien exigeant par une symbiose entre un toucher, une sonorité et une esthétique.

Balleron Japon

PIANOS BALLERON PARIS TOKYO

Le Japon est un pays de mélomanes, profondément attaché à la culture de la beauté et des traditions. C'est dans cet esprit qu'Akiko Wada, technicienne accordeuse, franchit un jour la porte de l'atelier de Sylvie Fouanon pour une simple visite - qui se transforme en onze années d'apprentissage de la restauration de pianos anciens.

De retour au Japon en 2012, elle ouvre son propre atelier, France Pianos Japan, à Tokyo. Grâce à l'expérience acquise auprès de Sylvie Fouanon, elle répond aujourd'hui en toute autonomie à la demande des Japonais en quête du piano européen de leurs rêves - en s'appuyant notamment sur la cinquantaine de pianos restaurés par l'Atelier Balleron déjà présents au Japon.

Entre Paris et Tokyo, les échanges se poursuivent : certains pianos partent vers le Japon pour y être restaurés par Akiko, d'autres sont restaurés à Paris et choisis directement à l'atelier par des mélomanes japonais, lors de visites VIP. Malgré la distance, le lien avec l'atelier parisien reste vivant.

Et la plus grande fierté de Sylvie Fouanon est sans doute de voir Akiko transmettre à son tour son savoir à de jeunes techniciennes japonaises - perpétuant, à sa manière, la même exigence de transmission. Akiko Wada est aujourd'hui la partenaire idéale entre la France et le Japon : nos clients japonais peuvent s'appuyer sur son expertise, y compris pour l'import-export vers le Japon.

Histoire

L'histoire commence en 1902, avec Louis Balleron, premier flûtiste à l'Opéra-Comique, et Paul Balleron, baryton compositeur, qui ouvrent leur magasin d'instruments d'orchestre et de partitions.

Après la Première Guerre mondiale, leur nièce Marcelle Balleron prend les rênes à 23 ans et ne les lâchera qu'à 77 ans. Elle introduit le piano au catalogue de la maison en entretenant des relations mondaines dans le tout-Paris musical de l'entre-deux-guerres et en devenant agent général de la marque Bechstein.

Reprise par les parents de Sylvie en 1970, la Maison Balleron développe le service concert dans toute la France, la vente de pianos neufs, la réparation.

En 1992, après son apprentissage et dix années de salariat, Sylvie Fouanon reprend le flambeau de ses parents et se spécialise uniquement dans la restauration des pianos anciens de 1840 à 1940 (marteaux en feutre, contrairement à ceux en cuir du pianoforte).

L'atelier est depuis reconnu pour son savoir-faire par l'association Les Grands Ateliers de France, le Syndicat des Ateliers d'Art de France, le label EPV, le label Luthiers et Facteurs de France de la chambre syndicale de la facture instrumentale et par la Médaille de l'Excellence artisanale de la Chambre des métiers de Paris et référencé dans l'Homo Faber Guide de la Fondation Michelangelo pour la promotion des métiers d'art européens.

La grande fierté de Sylvie Fouanon est de pérenniser le nom de la Maison Balleron depuis 124 ans à Paris.

Les Violettes de Cannes, Louis Balleron

MP3 - 2 Mo

Cette pièce a connu un grand succès à la Belle Époque. Elle a été enregistrée dès 1899 à Paris par la Musique de la Garde Républicaine pour le label historique d'Émile Berliner (Emil Berliner's Gramophone). Plusieurs autres pressages en disques 78 tours ont vu le jour au début du XXe siècle, notamment chez Odeo

Fifreline par Paul Balleron, 1903 - Disque Pathé Saphir, orchestre Pathé.

MP3 - 2 Mo

Fifreline par Paul Balleron, 1903 - Disque Pathé Saphir, orchestre Pathé.